2002
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La circoncision vue par Vladimir Poutine
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Vladimir Poutine était déjà connu pour ses phrases cinglantes sur la Tchétchénie, comme la célèbre : ’Nous les butterons jusque dans les chiottes’ en parlant des rebelles tchétchènes. Désormais, le sommet Union européenne-Russie restera également dans les mémoires pour la réponse de Vladimir Poutine à un journaliste du Monde qui l’interrogeait sur l’utilisation des mines antipersonnel en Tchétchénie.
Le président aurait alors repris son explication habituelle sur le terrorisme international à l’œuvre en Tchétchénie dont l’objectif est de tuer les américains et leurs alliés.
"Vous appartenez, si je ne me trompe, aux pays représentants de l’alliance, vous êtes en danger - a déclaré Vladimir Poutine au journaliste du Monde. Si vous êtes américain, vous êtes en danger, si vous êtes chrétien, vous êtes en danger, si vous êtes athée, vous êtes également en danger. Même si vous décidez de devenir musulman et de vous faire circoncire, vous serez également en danger. Je connais beaucoup d’endroit à Moscou où l’on peut se faire circoncire. Je vous conseille de le faire de telle sorte que plus rien ne repousse ensuite".
L’interprète chargé à ce moment de la traduction a bafouillé aussitôt remplacé par un second interprète qui a traduit pour les journalistes étrangers : "Si vous êtes prêt à vous faire circoncire, s’il vous plaît, venez à Moscou, nous sommes une nation multiconfessionnelle et multiethnique, venez, vous êtes le bienvenu, tout le monde est toléré à Moscou". Toutefois, la presse russe qui reprenait les propos du président dès mardi 12 novembre, s’interrogeait sur le sens des paroles présidentielles : "Pourquoi cette circoncision et les endroits où elle peut être faite à Moscou, les participants au sommet et les journalistes ne l’ont pas compris. L’entourage présidentiel tentait de justifier le dérapage du président en expliquant qu’il était fatigué et que "tout le monde l’ennuyait avec cette Tchétchénie" écrit le journal en ligne gazeta.ru. Dans une colonne d’opinion sur Internet, la célèbre journaliste Natalia Gevorkian donne sa version de la phrase présidentielle : "Il faut aimer le Président et ceux qui ne le peuvent pas, il faut les castrer. En tout premier lieu les journalistes qui cherchent toujours à faire le beau. Comme cela, plus un seul otage ne mourra, plus personne ne cherchera dans les morgues des portés disparus, plus aucune mère ne perdra son fils, soldat, plus aucun Youri Boudanov ne violera une jeune Tchétchène".
Gazeta.ru 12-11-02
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mercredi 20 novembre 2002 © France-CEI, tous droits de reproduction et de diffusion réservés.
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