2007
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Les différences entre Paris et Moscou pendant la visite de Sarkozy
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Le président français Nicolas Sarkozy a achevé mercredi sa première visite à Moscou sans avoir infléchi la position de son homologue Vladimir Poutine sur des dossiers importants : sur le nucléaire iranien et sur le Kosovo.
M. Poutine a de nouveau précisé, devant son homologue, la position ferme de son pays, assurant ne pas avoir "d’informations selon lesquelles l’Iran aspire à produire des armes nucléaires". Le Président russe a mis en garde contre tout "mouvement brusque" envers l’Iran tant que les experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique n’auront pas rendu leurs conclusions.
Sur le Kosovo, autre pomme de discorde, M. Sarkozy a jugé "très important que l’Europe reste unie et la discussion ouverte avec nos amis russes sur cette question" pour une "solution qui n’humilie personne".
Allié traditionnel de la Serbie, Moscou refuse l’indépendance du Kosovo que soutient la France.
La France et la Russie ont loué leur partenariat sur le plan économique, notamment en matière d’espace, d’aéronautique et d’énergie.
M. Poutine a assuré que les entreprises françaises avaient "la possibilité" de travailler en Russie.
Sur la question délicate des droits de l’Homme, thème de la plupart des critiques qu’il a adressées ces derniers mois à la Russie, M. Sarkozy a indiqué avoir fait valoir à M. Poutine ses convictions "avec franchise".
Il "m’a répondu avec la même franchise parce que nous considérons que l’amitié consiste à se dire les choses", a ajouté M. Sarkozy.
S’il a répété que "la France ne souhaite donner de leçon à personne", M. Sarkozy a, avant de rejoindre le Kremlin, vanté les mérites de la démocratie devant des étudiants de l’université Bauman à Moscou. Ce dernier a ensuite rencontré des représentants d’ONG russes, dont Memorial, qui dénonce les violations des droits de l’Homme en Tchétchénie.
Le président français s’est adressé aux étudiants de l’université Bauman, il a vanté l’indépendance de la justice et la liberté de la presse. « Un pays où la justice n’est pas indépendante n’est pas un pays libre. Vous connaîtrez cela, un jour », a-t-il lancé.
« Dans mon pays, chaque pouvoir doit rendre des comptes et personne n’est au-dessus de la loi », a-t-il poursuivi.
« Êtes-vous favorable à un monde multipolaire ? », l’a questionné un autre étudiant. « Je suis un ami des États-Unis », a répondu aussitôt Nicolas Sarkozy. Mais ami ne veut pas dire vassal...
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jeudi 11 octobre 2007 © France-CEI, tous droits de reproduction et de diffusion réservés.
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