Diplomatie
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L’ultranationaliste russe Jirinovski déploré la victoire de M. Tadic, comme défaite pour la Russie
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Avec la proclamation de l’indépendance du Kosovo, ’le massacre des Serbes va commencer’, a-t-il poursuivi. L’émigration des Serbes, de religion orthodoxe, conduira à une ’islamisation de la région’, selon lui.
Moscou pragmatique après la réélection de Tadic (responsable parlementaire)
La Russie est prête à continuer à travailler avec le président serbe réélu, Boris Tadic, même si son adversaire malheureux Tomislav Nikolic prônait une plus grande proximité avec Moscou.
"La Russie est restée ostensiblement neutre dans cette affaire. Elle est prête à travailler avec n’importe quel président serbe, du moment qu’il est soutenu par la population de ce pays", a déclaré le président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement), Konstantin Kossatchev.
"Il me semble que nous pouvons continuer à travailler avec le président réélu, en particulier en ce qui concerne le soutien à l’intégrité territoriale de la Serbie, comme cela a été le cas jusqu’à présent", a-t-il ajouté dans une allusion aux revendications d’indépendance du Kosovo, province serbe à majorité albanaise.
M. Kossatchev est réputé proche des positions officielles russes. Le Kremlin et le ministère russe des Affaires étrangères n’avaient pour leur part pas réagi lundi après-midi à la victoire de M. Tadic.
Le pro-européen Boris Tadic l’a emporté au second tour de la présidentielle avec 50,56% des voix contre 47,72% à l’ultra-nationaliste pro-russe Tomislav Nikolic, selon des résultats officiels préliminaires.
Les deux rivaux se sont montrés disposés, à différents niveaux, à développer les relations avec la Russie. Et les deux n’excluent pas la perspective d’une entrée dans l’Union européenne comme dans l’Otan.
M. Tadic est par ailleurs réputé plus flexible que son adversaire pro-russe, qui a toujours été partisan d’approches radicales, de confrontation. Les deux sont des patriotes mais il y a une nuance dans le sens où Tadic est pour des approches plus flexibles, de compromis et des décisions correspondantes.
Le président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération (chambre haute), Mikhaïl Marguelov, a estimé que la victoire de M. Tadic permettrait une indépendance du Kosovo "à moindre coût".
A la différence de M. Nikolic, il est peu probable qu’il prenne des "mesures sévères" contre les pays qui reconnaîtront unilatéralement cette indépendance.
L’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, candidat à la présidentielle russe du 2 mars, a déploré pour sa part la victoire de M. Tadic, la qualifiant de "défaite pour la Russie" : "Si la Serbie entre dans l’UE et l’Otan, "nous perdrons encore un allié dans les Balkans".
Avec la proclamation de l’indépendance du Kosovo, "le massacre des Serbes va commencer", a-t-il poursuivi. L’émigration des Serbes, de religion orthodoxe, conduira à une "islamisation de la région", selon lui.
"L’Europe aura un grand Etat musulman au sud, ce qui déstabilisera la situation", a poursuivi M. Jirinovski, habitué des déclarations tonitruantes.
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mercredi 6 février 2008 © France-CEI, tous droits de reproduction et de diffusion réservés.
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