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Le prochain sommet UE-Russie prévu en Sibérie
26 - 27 juin 2008
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Les Européens, souvent divisés ces dernières années face à Moscou entre ex-pays communistes et pays de l’Ouest, semblent avoir rapproché leurs positions en se promettant de ne plus laisser la Russie ’exploiter’ leurs divisions.
Témoin de ce progrès, tant les ministres des Affaires étrangères de l’Ouest de l’Europe que ceux de pays de l’Est comme la Pologne et la Lituanie traditionnellement méfiants envers la Russie, se sont dits satisfaits vendredi des discussions qu’ils ont eues à Ljubljana.
La présidence slovène de l’Union européenne espère du coup arriver à mettre les 27 pays membres d’accord sur les objectifs que la Commission européenne devra atteindre au moment des négociations sur un nouvel accord de partenariat avec Moscou, a indiqué le ministre slovène des Affaires étrangères Dimitrij Rupel.
Ce qui permettrait d’entamer ces pourparlers au prochain sommet UE-Russie prévu les 26 et 27 juin 2008 en Sibérie.
Cet accord de partenariat doit comporter notamment un volet énergétique clé pour des Européens de plus en plus inquiets de leur dépendance envers le pétrole et le gaz russes.
Si l’espoir que ces pourparlers commencent est revenu, c’est en partie grâce à une lettre qu’ont présentée à leurs homologues les ministres français et britannique des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et David Miliband.
Dans cette lettre les deux ministres soulignent que l’UE doit "trouver une réponse collective" au fait que la Russie soit devenue un partenaire "plus revendicatif" et "plus difficile" ces dernières années.
Tout en saluant les récentes déclarations en faveur de l’Etat de droit du président russe élu Dmitri Medvedev, ils considèrent qu’il faudra le juger "sur ses actes, pas seulement sur ses mots".
MM. Kouchner et Miliband disent aussi que l’UE doit améliorer "la sécurité de ses approvisionnements énergétiques", un point très important pour les pays baltes ou la Pologne, inquiets de voir Moscou utiliser ses ressources énergétiques comme une arme géopolitique dans ses rapports avec ses anciens satellites.
Ils admettent que la Russie a réussi jusqu’ici à "exploiter les divisions entre Etats membres" et que l’UE doit avoir pour priorité d’envoyer des "messages fermes et cohérents à la direction russe sur les questions qui affectent nos intérêts".
Les deux ministres proposent enfin de parler plus systématiquement de la Russie au cours de leurs réunions ministérielles, et de solliciter des recommandations d’instituts de réflexion indépendants avant les sommets bi-annuels avec Moscou.
"Cette lettre a rencontré un grand soutien", a déclaré le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, alors que la Pologne a longtemps bloqué l’ouverture des négociations avec Moscou en raison d’un embargo russe sur les produits agricoles polonais.
"Il y a de bons éléments dans cette lettre", a souligné pour sa part un diplomate lituanien, dont le pays est désormais le principal frein à l’adoption du mandat de négociations pour l’accord de partenariat UE-Russie.
Moscou a coupé l’année dernière l’approvisionnement en pétrole de la seule raffinerie de Lituanie.
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dimanche 1er juin 2008 © France-CEI, tous droits de reproduction et de diffusion réservés.
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