Diplomatie
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Les pays côtiers de l’Arctique affichent leur volonté de coopérer
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Les cinq pays côtiers de l’Océan arctique, réunis au Groenland, ont affirmé leur volonté de coopérer pour protéger l’environnement de cette zone. La Russie a planté durant l’été 2007 son drapeau par quelque 4.000 m de profondeur sous le pôle Nord pour y affirmer sa souveraineté.
Dans une déclaration finale, les ministres et représentants du Canada, du Danemark, des Etats-Unis, de la Norvège et de la Russie se sont "engagés à prendre des mesures en conformité avec les lois internationales et nationales pour assurer la protection et la préservation du fragile environnement marin de l’Océan arctique".
Lors de cette première réunion au niveau ministériel des pays ayant une façade maritime sur l’Arctique, à Ilulisat (ouest du Groenland), les participants ont aussi promis de "renforcer leur coopération basée sur une confiance mutuelle et la transparence", selon la déclaration finale.
Le rendez-vous était destiné à apaiser les tensions de ces dernières années entre les voisins arctiques qui cherchent à étendre leur souveraineté dans ces eaux censées renfermer le quart des réserves en hydrocarbures de la planète, selon des estimations de l’US Geological Survey.
La Russie et la Norvège étaient représentées par leurs ministres des Affaires étrangères, respectivement Sergueï Lavrov et Jonas Gahr Stoere, les Etats-Unis par le numéro deux du département d’Etat John Negroponte et le Canada par son ministre des ressources naturelles Gary Lunn.
Ils sont convenus "d’oeuvrer ensemble, y compris à travers l’Organisation maritime internationale pour renforcer les mesures existantes et développer de nouvelles mesures afin d’améliorer la sécurité de la navigation maritime et prévenir et réduire les risques de pollution dans l’Arctique.
Cette coopération "déjà étroite" inclut "la collecte de données scientifiques sur le plateau continental, la protection de l’environnement marin et autres recherches scientifiques", précise la déclaration.
La course aux richesses potentielles de l’Arctique s’est accélérée à la suite du réchauffement climatique, lequel, s’il se poursuivait, créerait de bonnes conditions pour les transports maritimes et l’exploitation des ressources encore inexploitées du sous-sol marin.
Le Canada et le Danemark (représentant le Groenland, son territoire d’outre-mer) se disputent la souveraineté d’une île rocailleuse Hans Oe, tandis que Canadiens et Américains s’opposent sur la propriété du Passage du Nord-Ouest, entre l’Atlantique et le Pacifique, qui pourrait être navigable toute l’année vers 2050 sous l’effet de la fonte de la banquise.
La Russie a planté durant l’été 2007 son drapeau par quelque 4.000 m de profondeur sous le pôle Nord pour y affirmer sa souveraineté.
Elle a déjà déposé depuis 2001 à l’ONU une demande d’extension de son territoire maritime, au-delà des 200 milles nautiques.
La Norvège a fait la même demande pour l’archipel de Svalbard.
Peu avant le début de la conférence qui était fermée à la presse, le ministre danois avait souligné qu’il fallait "envoyer un message politique d’unité à nos peuples et au reste du monde, montrant que les 5 pays aborderont les opportunités et les changements de façon responsable".
L’un des grands défis dans l’Arctique, c’est la prospection et l’extraction d’énergies fossiles et de réserves minérales qui peuvent causer des problèmes environnementaux.
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lundi 2 juin 2008 © France-CEI, tous droits de reproduction et de diffusion réservés.
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