Politique
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Libérez Radovan Karadzic !
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Jacques Vergès : ’Un jour l’opinion se réveillera. Le Tribunal Pénal International est une institution illégale. ...je dis que ce tribunal est un tribunal d’assassins’. 14 % du budget du TPI provient de dons. Par exemple, M. Soros, qui est un adversaire de la Serbie, contribue aux payements du salaire des juges.
Jacques Vergès : Le Tribunal Pénal International est une institution illégale qui a été décidée par le Conseil de Sécurité qui n’a aucun pouvoir judiciaire.
On ne peut pas déléguer un pouvoir que l’on n’a pas. Seule l’Assemblée pouvait décider cela. Deuxièmement, ce tribunal n’a pas de loi. En France ou en Suisse, quand vous allez devant un tribunal, il y a un code de procédure que l’on applique.
Pour le TPI, il n’y a pas de code de procédure. Le TPI change la procédure selon les besoins qu’il éprouve. La procédure, en ce qui concerne M. Milosevic, a été changée vingt-deux fois. Troisièmement, ce tribunal s’occupe de faits antérieurs à sa création, ce qui est illégal. Cela s’appelle « la rétroactivité de la loi pénale », procédé qui est parfaitement contraire à toutes les règles démocratiques. Ce tribunal admet que des témoins puissent témoigner masqués. Quel débat contradictoire est-il encore possible ? ! Ce tribunal dit que, dans certains cas, la rumeur publique suffira comme preuve. Or, nous savons à quel point la rumeur publique est lourde d’erreurs et de manipulations.
Enfin, pour couronner le tout, le tribunal accepte des dons : 14 % du budget du TPI provient de dons. Par exemple, M. Soros, qui est un adversaire de la Serbie, contribue aux payements du salaire des juges. Que diriez-vous si vous deviez comparaitre devant un tribunal payé par une chaîne hôtelière ou par une chaîne d’épicerie ?
Né le 19 juin 1945 dans un village du Monténégro, Radovan Karadzic grandit en Yougoslavie. Son père, "tchetnik" (royaliste et nationaliste serbe) durant la Seconde guerre mondiale, a été blessé puis emprisonné par les "partisans" de Tito.
L’étudiant puis psychiatre, Radovan Karadzic a travaillé à Sarajevo, dans les années 1980. Lorsque la Yougoslavie éclate et que la Bosnie-Herzégovine se lance, après la Slovénie et la Croatie, sur la voie de l’indépendance, devenu parlementaire, Radovan Karadzic prend la défense de la Serbie.
Selon l’avocat du fugitif, Sveta Vujacic, Karadzic a été arrêté dès vendredi, vers 21h30, dans un bus, puis placé en détention jusqu’à sa présentation devant la cour lundi. "Il a simplement dit que ces personnes lui ont montré un badge de police et qu’il a été conduit quelque part et enfermé dans une pièce. Et ce qu’ils ont fait est absolument contraire à la loi", a-t-il déclaré à l’Associated Press. "Le juge a dit qu’il étudierait cela, qui l’a enfermé pendant trois jours et pourquoi".
Une source policière serbe a précisé que Karadzic avait été arrêté dans la banlieue de Belgrade après des semaines de surveillance et grâce à des indications provenant des services de renseignement d’un pays étranger.
A Belgrade, des unités spéciales de la gendarmerie serbe ont été déployées dans la nuit autour du tribunal où le prisonnier a été conduit, par peur de représailles de la part des patriotes serbes pour qui Karadzic fait figure de héros. Des dizaines d’entre eux, rassemblés devant le bâtiment, scandaient : "Karadzic, héros !" et "Tadic, traître !".
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mardi 22 juillet 2008 © France-CEI, tous droits de reproduction et de diffusion réservés.
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