2009
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Nord Stream : le Danemark donner son feu vert au gazoduc russe de Gazprom
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Le gazoduc, un projet piloté par le géant gazier russe Gazprom, doit relier sur 1.220 km Vyborg en Russie à Greifswald en Allemagne, en passant sous la mer Baltique par les territoires maritimes russe, finlandais, suédois, danois et allemand.
Le Danemark a décidé de donner son feu vert mardi au passage dans ses eaux du gazoduc controversé Nord Stream piloté par le géant russe Gazprom qui doit relier la Russie à l’Allemagne en passant sous la mer Baltique, a annoncé la Direction danoise de l’Energie.
"Nous avons pris cette décision après avoir analysé les rapports d’enquête sur l’environnement de Nord Stream et entendu les avis de tous les organismes pertinents au Danemark, concluant que ce passage du gazoduc n’était pas problématique", a déclaré
Kirsten Erichsen, ingénieur en charge du dossier à la Direction de l’énergie.
Cette décision est "simplement administrative et non politique", a-t-elle affirmé, ajoutant qu’elle "n’a été prise sous aucune pression russe, mais en se basant sur le respect des lois et des exigences danoises dans le domaine de la sécurité maritime, de la pêche et de l’environnement".
Le consortium Nord Stream est un partenariat entre le géant gazier public russe Gazprom (51% des parts), les allemands E.On Ruhrgas et BASF-Wintershall (20% chacun) et le néerlandais Gasunie (9%)"
La société Nord Stream AG a demandé l’autorisation en mars 2009 de faire passer deux tubes parallèles de gaz sur environ 173 km dans les eaux danoises et présenté diverses enquêtes en mer Baltique montrant que ce passage n’est pas nuisible à l’environnement.
Elle a notamment prélevé une centaine d’échantillons dans des zones où de grandes quantités de munitions chimiques avaient été immergées après la Seconde guerre mondiale. Les résultats de ces échantillons ont montré "que la pose du gazoduc n’influera pas, de manière mesurable, l’environnement", estime la Direction danoise de l’Energie dans un communiqué.
La Suède et la Finlande doivent encore donner leur feu vert final au projet, soutenu par l’Allemagne et la Russie, mais critiqué notamment par les pays baltes et la Pologne, qui y voient un moyen pour Moscou de les contourner.
Nord Stream AG pense entamer l’installation du gazoduc, formé de 2 tubes, en 2010. Le premier tube devrait être terminé à l’automne 2011, date de début de la livraison de gaz vers l’Europe, et le projet entier achevé en 2012.
Ces deux tubes pourront acheminer 55 milliards m3 de gaz naturel par an de la Russie au marché européen, correspondant à 11% de la consommation annuelle attendue de l’UE en 2011.
L’Union européenne cherche à diversifier ses sources et routes d’approvisionnement en gaz pour ne plus être l’otage des différends entre la Russie (40% de ses importations), et l’Ukraine, pays de transit pour 80% de ces achats.
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lundi
9 novembre 2009 © France-CEI, tous droits
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