L’histoire russe recèle bien des mystères non résolus parmi lesquels l’existence d’un mystérieux appareil que Pouchkine aurait vu et même utilisé et dont ce livre retrace les tribulations de Leningrad à Stalingrad, d’Alexandre Pouchkine à Vladimir Poutine.
Nous sommes en 1923 ; la guerre civile est finie. Las d’avoir à fabriquer des tuniques militaires, le tailleur Fokine quitte sa Sibérie natale à la recherche de la nouvelle mode civile. Il traverse l’Europe, rencontre dans des circonstances burlesques des personnages douteux : un contrebandier, un apprenti tailleur, un curé coquin, et Véra qui le quittera pour le premier venu. Tour à tour marchand de bonheur, agent bolchevique ou antisoviétique, il observe les travers des gens, châtie les idiots, mais prend aussi des coups...
Au pays de l’absurde, il est du dernier chic qu’un pingouin assiste aux enterrements. Victor, de retour chez lui, ne saurait s’étonner de rien, surtout après un séjour en Antarctique... Acteur d’aventures tragicomiques pas aussi invraisemblables qu’elles ne le paraissent, il traverse, un peu hébété, une société complètement déboussolée qu’il observe de son nouveau job de conseiller en communication d’un futur député, sans pour autant oublier son pingouin préféré. Un jour à Kiev, le lendemain à Moscou, le jour suivant en Tchétchénie... Bon voyage, Victor !
La Grande Pâque russe raconte la lutte contre le terrorisme islamique dans une Russie imaginaire, où d’étonnants personnages vont nous entraîner à la reconquête de Constantinople. Une impératrice russe de vingt ans ; son héritier, un enfant aux pouvoirs cosmiques ; un Premier ministre qui finit son existence en pérégrinant pour laver sa vie du sang qu’il a versé ; un prince sensuel, débauché et mystique dont la voiture explose pendant une mission secrète à Istanbul...
C’est une production plutôt risquée... Jouer une pièce ayant pour sujet un vieux roi gâteux, veuf et père de Cordelia alors que Staline approche de la soixantaine, que sa femme est morte, qu’il a une fille jeune et qu’il est aussi secret que Lear n’est-ce pas très dangereux ? D’autant plus qu’embusqué dans son bureau du Kremlin où est allumée en permanence une lanterne verte, Staline contrôle tout, surveille les moindres faits et gestes de ses "sujets", et en particulier les artistes, tous colporteurs d’idées vite jugées subversives...